Mon commentaire : unité de temps, unité de lieu....une nuit, un salon....pour l'essentiel de l'action. Une fois le livre refermé j'en retiens l'exacerbation des sentiments suggérés, à fleur de peau, une fin où tout est possible....ou rien.....avec comme seule certitude, la guerre qui va éclater ici après avoir commencé ses ravages ailleurs....Tout est suspendu à ce coup de téléphone qui ne ramènera pas ce lien dans le quotidien mais le transcendera..... J'ai cru par moment retrouver l'athmosphère de la "Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig....voilà pour moi un vrai romantisme..... Sandor Marai a une écriture réellement hypnotique......

 

Quatrième de couverture : Au début des années 40, dans le bureau d’un ministère, un haut fonctionnaire hongrois de 45 ans reçoit une jeune réfugiée finlandaise de 22 ans, qui demande son aide pour obtenir un permis de résidence et de travail. Saisi, il croit reconnaître en elle la jeune fille qu’il a aimée mais en aimait un autre, et qui s’est suicidée cinq ans plus tôt. Elle en est le parfait sosie. Il invite à l’opéra cette "mouette" venue de si loin, et la soirée se prolonge chez lui, très avant dans la nuit, par une conversation, ou plutôt un de ces doubles monologues dont Márai a le secret. Elle expose son histoire, les détours qui l’ont amenée en Hongrie, il s’exalte sur le hasard, les coïncidences. La tension de cette rencontre énigmatique est encore accrue par l’imminence de la guerre et l’attente d’un coup de téléphone dont on devine qu’il est d’une importance capitale non seulement pour l’homme mais pour le pays…