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Je vais vous présenter aujourd'hui, à ma façon, "La petite lumière" d'Antonio Moresco, écrivain italien édité chez Verdier. Il a reçu le prix des Rencontres à Lire 2015, décerné le 26 avril à Dax.

 

Quatrième de couverture : " Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant " : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement, mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu parmi les éléments déchaînés du paysage qui s'offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible. Le narrateur est intrigué par une petite lumière qu'il perçoit au loin tous les soirs et dont il décide d'aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve une étrange maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s'ébauche, empreinte de mystère. Cet enfant, qui est-il? Pourquoi vit-il tout seul ? La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l'existence.

Mon commentaire : Je vous conseille de lire attentivement en préambule, la lettre à l'éditeur qui raconte la genèse de ce roman, sans en dévoiler tout le processus de création. Dès cette première page, j'ai été emportée vers un autre monde fait de mystère, d'introspection, de chemin initiatique vers un autre moi.

Le narrateur utilise au départ le "je" et des phrases minimalistes, centrées sur un quotidien vital, épuré de toute fioriture...Peu à peu, le style se fluidifie au fur et à mesure de son ouverture à l'extérieur, à la nature, aux animaux qui grouillent et vivent autour de lui...

Et p77, le coup de tonnerre...l'aveuglement...l'assourdissement...Nous basculons dans un autre univers rempli de douceur sombre, de poésie morbide, d'éveil malgré tout à l'autre à travers soi...

Ce roman qui parle de la solitude absolue, la solitude intérieure, de la désespérance imprimée sur les murs en ruines des villages de montagnes est très punk finalement, et m'a offert une vraie évasion...

Belle lecture à tous