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Stéphane Lambert, croisé lors des Rencontres à Lire à Dax il y a quelques mois, m'a fait découvrir au travers de plusieurs opus, le lien inextricable entre littérature et peinture, entre musique et peinture ... entre création et solitude intime et ultime ... Anne de Staël préface avec délicatesse et force cette presque mais pas tout à fait biographie ... Il m'est difficile en fait de vous faire part de mon ressenti tant ce livre reste en moi ... La phrase de Stéphane Lambert en exergue de la préface exprime toute la complexité de l'art effleuré : "Qui donc se tient à la barre de cette vie, de ce livre ?"

Quatrième de couverture : "qu'est ce que l'admiration? Quel est ce miroir dans lequel prend forme non s vie, e regarder mais se reconnaitre ? Notre propre vie s'éclaire à ce que nous admirons et qui ne manque pas de nous dépasser. Il arrivent que Les Grands Morts, ici Staël et Rothko, soient plus vivants que les vivants." Anne de Staël

Nicolas de Staël incarne comme nul autre la fracture entre le besoin de création et le tourment d'exister. Stéphane Lambert donne la parole à Nicolas de Staël lors d'une nuit d'intense bouillonnement intérieur, qui le vit revenir, au volant de sa voiture, de Paris à Antibes, où il devait se suicider une semaine plus tard après avoir réalisé sa dernière oeuvre, Le Concert. Puis face à ce même tableau, au musée Picasso d'Antibes, il revient sur la vie du peintre, sa fièvre visionnaire et sa solitude, qui donnent à l'oeuvre son vigoureux mystère et à l'artiste sa tragique fragilité.

Belle lecture à tous