C'est en me promenant sur divers liens sur Facebook que j'ai croisé l'auteur de ce magnifique roman épistolaire. Dès les premiers mots, j'ai été entrainée dans un monde qui m'a rappelé le bonheur des mes années de Khâgne avec leurs douceurs intellectuelles, leurs rêves d'éternité, un idéal exigeant et sans issue... L'écriture est sublime et me ramène à Marguerite Duras, Jacqueline de Romilly ... ou Antoine Blondin dans "Monsieur Jadis ou l'école du soir" ... L'amour est absolu  et magnifique... Et éphémère dès lors qu'il est rattrapé insidieusement par le regard de l'autre, le conformisme d'un milieu ou la lassitude de se battre ... C'est une chronique élégante d'un monde disparu dont quelques bribes perdurent avec le temps qui passe ... A déguster et savourer avec gourmandie ...

 

 

Quatrième de couverture : En 1964, Claire et Héloïse achèvent leurs études secondaires. Leur amitié ne s'interrompt pas pour autant, et leurs lettres vont nous rendre témoins de leur vie. A Vienne, Héloïse rencontre Erika, qui lui révèle l'amour homosexuel. Bientôt d'autres femmes, jeunes ou moins jeunes, sages épouses ou amazones, apparaissent dans ce livre à plusieurs voix. Si l'amour entre femmes, évoqué librement et simplement avec ses joies, ses drames, ses plaisirs, est le thème dominant de ces pages, c'est aussi le roman de l'amitié, des passions, de la liberté, de la vie comme elle va. Et du monde qui change, de la décolonisation aux lendemains de Mai 68. Une chronique impertinente et brillante, pleine de personnages singulièrement attachants, couronnée en 1990 par le prix Goncourt du Premier Roman.

Belle lecture à tous ...