Je vais vous présenter aujourd'hui "Transcolorado" de Catherine Gucher, publié aux éditions GAÏA à Montfort en Chalosse.

Quatrième de couverture : Au-dessus des grandes plaines, le ciel est immense, et souvent trop bleu. Pour chasser les mauvais souvenirs et les angoisses qui montent, une fille un peu cabossée par la vie monte dans le bus. Le Transcolorado l'emmène jusqu'à l'arrêt des quatre montagnes, et puis elle rentre. Dans un ranch il y a longtemps, elle aimait s'occuper des bêtes, et rêvait d'Appaloosa. Aujourd'hui elle glane dans les champs avec sa carriole, va chercher sa pension chaque mois au bureau des postes et télégraphes. Boit des cafés-whiskys. Le jour où Tommy avec sa balafre passe la porte du bar du bout de la route, elle sait que quelque chose s'avance qui peut changer un bout de son existence.

Mon commentaire : Ce roman extrèmement puissant, un premier roman, vous habitera longtemps après l'avoir refermé... Dan et Tommy semblent seuls dans leur périple qui s'apparente parfois à une dérive. Quelques fantômes les accompagnent un peu sur la route, bers un but flou... Dan est presuqe totalement fracassée par la vie... On le devine ... On ne le sait jamais vraiment... Cette longue route et ces allers-retours sur le Transcolorado qu'elle arpente comme sa vie dont elle a profondément enfoui certains pans... Ses dents sont noires et les araignées lui grognotent les sombres pensées ... Seuls les nombreux cafés-whisky les moeint... Jusqu'à ce qu'elle croise cde magnifique apache balafré qui lui rappelle les superbes Appaloosas, symboles de liberté ... Ensemble, ils vont construire leur propre chemin de vie, dans une nature féconde et non plus hostile ... entre rudesse et fragilité ... dans un monde où la féminité est symbolisée par de fragiles arachnéas blanches ...

Extrait : " Sur le banc arrière de la calèche, j'ai repensé à ce moment où j'ai senti pour la première fois les araignées s'écraser de silence au fond de ma calebasse et où j'ai pu respirer complètement. Le grand cçorps de Tommy et sa balafre au visage devaient faire peur aux bestioles malfaisantes. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à réver qu'elles me lacheraient définitivement un jour. Jusqu'alors, je n'avais jamais osé espérer. Et ce jour était arrivé."

Belle lecture à tous ...