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Je vais vous présenter aujourd'hui "Le sang de la forêt" de Serge Tachon, écrivain né à Mont-de-Marsan, publié aux éditions Cairn, magnifique  maison d'édition à Pau. Voici ce qu'en dit l'éditeur :

Quatrième de couvertureDans le département des Landes, en 1950, la vie rurale est difficile. Voici que débarquent Gisèle, jeune veuve accompagnée de sa belle-fille Hélène. Si Gisèle est acceptée par la communauté d'Ygos-Saint-Saturnin, petit village au coeur de la forêt, il n'en n'est pas de même pour Hélène, presque adolescente. Les gens la trouvent bizarre. Les plus gentils disent que c'est une arriérée, à cause d'un physique atypique. Les autres y voient le présage de malheurs imminents. Coïncidence troublante : depuis son arrivée, une série de meurtres étranges secouent ce village pourtant si tranquille. Le commissariat de Mont-de-Marsan prend l affaire en main. L enquêteur, un homme pragmatique arrivera-t-il à comprendre ce qui motive cet assassin sans pitié ? Et si la réponse se trouvait dans le passé souvent douloureux de ces villageois apparemment sans histoires ?

Mon commentaire : Ce roman, au delà de la trame policière, parle avec justesse de la difficile intégration de deux femmes seules dans une communauté rurale des années 50, avec ses propres codes de société, de morale, de religion et surtout de superstition. J'ai été très rapidement fascinée par les personnages secondaires, les âmes simples et les âmes torturées, alors que les deux héroïnes étaient subtilement décrites par de légères touches comme dans une peinture impressionniste, L'alchimie d'un roman réussi reste et doit rester mystérieuse. En lisant, j'ai oublié les mots et j'ai plongé dans l'intrigue, vivant la solitude, la peur, l'incompréhension mais aussi la douce solidarité féminine, la rudesse protectrice des hommes .. et la part sombrede chacun... Intemporel n'est ce pas ?

Extrait :" Gisèle soupira encore une fois. Elle n'en pouvait plus. Douze heures qu'elle était partie de Saint-Dié, ville de ses Vosges natales, et il fallait compter encore une heure pour arriver à Bordeaux. Là, Dieu seul sait combien de temps elle devrait attendre pour prendre le tortillard qui la conduirait à sa destination finale : Ygos Saint Saturnin, petit village de la campagne landaise. A la fatigue du voyage, se mélait l'appréhension de sa rencontre avec Carherine.D'autant que cette dernière n'avait pas répondu à sa lettre lui annonçant son arrivée. Pourtznt François avait été très clair avec Gisèle : " sI un jour il m'arrive quelque chose, va rejoindre Catherine avec la petite. C'est ma cousine préférée, elle t'accueillera avec plaisir."

Belle lecture à tous ...