Ali Zamir, écrivain comorien, est venu en 2016 aux Rencontres à Lire à Dax, présenter son premier opus. Il revient aujourd'hui avec "Mon étincelle", édité au Tripode.

Quatrième de couverture : Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d'un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance.

Mon commentaire : J'ai retrouvé avec un plaisir immense la plume truculente d'Ali Zamir, merveilleux conteur qui manie avec un grand art les subtilités de la langue française. Il aborde ici le thème de Roméo et Juliette, "éternel jeu de l'amour et du hasard" qui unit et désunit, parfois, les amants. Quoi de neuf alors me direz vous ? Tout ! Des prénoms improbables comme Etincelle, Douceur, Douleur, Efferalgan, Daffalgan, Vitamine ou Calcium. Des destins qui se croisent si intensément comme la lumière que j'imagine aux Comores. Ce roman emporte si loin et si haut dans un monde de couleurs où même les sentiments sont plus forts, où même la trajedie est belle ...

Extrait :"La vie est une curieuse hirondelle coincée dans une vilaine poubelle : c'est là qu'elle palpite et cesse d'être belle. Vous n'avez rien saisi. Je le sens. Je reformule et esquisse la phrase. C'est simple. La vie est un voyage pkein de trubulences. Des turbulences associées ou non à des intempéries. Des intempéries impétueuses provoquées par la curiosité et la cruauté humaine."

En utilisant l'idée d'un transit entre deux amours, deux terres, deux familles, Ali Zamir aborde aussi et surtout à mon sens le thème universel de la croisée des chemins : quelle direction prendre ? Avancer ? Baisser les bras ? Se battre ? Décider quoiqu'il arrive de vivre et non survivre ?

"En amour, le mot "Danger" perd son sens. Il ne fait que pimenter le degré de passion qui anime le coeur."

Belle lecture à tous ...