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Je vais vous présenter aujourd'hui "La petite fille du phare" de Christophe Ferré, publié chez France Loisirs.

Quatrième de couverture :Ploumanac'h. Côte de granit rose. Morgane et Elouan ont laissé leur bébé de dix jours, Gaela, à son frère adolescent Arthur le temps d'une soirée dans un bar proche de leur villa. Mais au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d'effraction, pas de demande de rançon. Les pistes se multiplient mais l'enquête n'avance pas. Au bout de quelques jours, les enquêteurs pensent que la petite fille ne sera jamais retrouvée. Pourtant, près d'un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l'emporte sur l'incompréhension, sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n'est pas sa soeur...

Mon commentaire : Le décor magnifique de la côte de granit rose est posé dès les premiers mots et prend une place prépondérante dans le déroulement. L'auteur approche d'une manière parfois déroutante, l'amour maternel fragile quelques semaines après la naissance. Christophe Ferré distille avec un grand art, les rebondissements inattendus pour nous tenir en haleine jusqu'au dénouement que nous aurions pu envisager, mais qui nous prend par surprise. Des chapitres très courts accentuent ce rythme effréné d'une course vers une vérité ... mais laquelle? ... L'air de rien, nous voyageons dans une région magnifique avec des coutumes si particulières, notament grâce à Elouan, le père du bébé disparu, antiquaire passionné de coiffes bretonnes. "La petite fille du phare" est un polar machiavélique qui décrit très finement les doutes, les fissures derrière l'apparence d'une famille normale, et une étourdissante analyse psychologique d'une manipulation terrible autour d'un bébé disparu ...

Extrait : On n'entendait plus que le bruit des vagues, au loin, très estompé. Et le vent. Le grand vent du large qui giflait les murs de la maison de pierre. Dans la chambre, la minute était d'une intensité insoutenable. La visage de Gaela était tourné vers le fantôme de la nuit. L'ombre inspira une deuxième fois, longuement, comme si elle s'apprétait à se lancer dans une course éperdue. Ou comme si elle hésitait encore au seuil du malheur. Ses mains saisirent l'enfant. Alors, l'être des ombres l'emporta avec lui et disparut dans le cauchemar de la nuit...

Belle lecture à tous ...