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Je vais vous présenter aujourd'hui "Le roi chocolat" de Thierry Montoriol, publié par Gaïa, magnifique maison d'édition landaise.

Quatrième de couverture : Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d'armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l'honorer, il survit à l'aide d'un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl. De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l'alchimiste pour réinventer la recette sacrée et la faire découvrir à ses enfants, au voisinage, puis à la France entière, jusqu'aux tranchées de la Grande Guerre. Le Banania est né.

Mon commentaire : Cette histoire extraordinaire écrite à la manière d'un conte fabuleux, est une histoire vraie, mais emportés dans un tourbillon picaresque dès les premiers mots, nous l'oublions immédiatement. Ecrit à partir de carnets de voyage du journaliste Pierre-François Lardet, ici nommé Victor, "Le roi chocolat" nous raconte la découverte d'une boisson "magique", à base de farine de banane, de cacao, de céréales pilées et de sucre. Thierry Montoriol nous fait voyager sur des terres empreintes de mystères, cotoyer des civilisations étranges et traverser une époque, le Paris des Années Folles, où tout semblait possible. Avec une écriture gourmande, savoureuse et en apparence légère, l'auteur parle de l'homme, dans ses contradictions, ses entêtements, ses errements sans cesse recommencés : la convoitise, la cupidité, la lâcheté mais aussi ce qui en fait sa grandeur : le courage, l'opiniâtreté, la conviction et sa capacité incommensurable à s'émerveiller...

Extrait : Le goût est un délice réparateur, rappelle celui du chocolat en moins amer auquel s'ajoutent d'autres saveurs que je ne parviens pas à reconnaître. C'est aussi onctueux que sucré. A la fois sauvage et domestiqué. Après ce que je viens de subir, c'est comme le soleil effaçant le déluge, le noces de Cana après le banquet de Satan, le péché de gourmandise usurpant des privilèges rédempteurs avec un merveilleux parfum d'innocence.

Belle lecture à tous ...