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Je vais vous présenter aujourd'hui "Funestes randonnées" de Patrick Nieto, publié chez Cairn, magnifique maison d'édition paloise, dans la collection "Du noir au sud".

Quatrième de couverture :Marciac. Été 2016. Le corps mutilé d une randonneuse est découvert aux abords d un chemin. Les policiers retiennent leur souffle car il porte la même signature que celle de deux autres crimes perpétrés dans la région récemment. La psychose d un tueur en série arpentant les sentiers de randonnée d Occitanie s étend peu à peu. Philomène, jeune capitaine nouvellement affectée au SRPJ de Toulouse, devra faire ses preuves sur cette enquête. Fausses pistes, malchances, évènements inattendus, ou encore bizarreries de la nature jalonneront la traque de ce prédateur...

Mon commentaire : "Funestes randonnées" est un excellent "polar" qui va bien au-delà du périmètre habituel. En effet, Patrick Nieto nous emmène dans une magnifique et terrible balade dans les Pyrénées. Excellent observateur, il décrit les reliefs montagneux chargés de drames, de secrets, de désespoir. Ses personnages sont sur un fil et basculent dans le précipice ou continuent leur route selon une fatalité inscrite dans leur chair. Reprenant le thème très contemporain du tueur en série, l'auteur décortique au scalpel les tourments de l'âme humaine, mettant ainsi à nu une véritable palette de notre part d'obscurité.

Extrait : L'homme fila à une allure soutenue et marcha pendant trois jours, limitant au maximum ses temps de repos, de manière à s'éloigner le plus rapidement possible de son point de départ. Ses bras et ses jambes tremblaient d'épuisement. Après plusieurs heures d'une montée harassante sur un sentier étroit et caillouteux, il marqua une pause dans la prairie traversée par un gave galopant nerveusement. Ses yeux soulignés par de larges cernes violacés balayèrent le panorama, à l'affût d'une présence humaine. Les sommets pyrénéens, dont le majestueux Vignemale au loin, se dressaient autour de lui comme les remparts d'un château cathare. Il éprouva devant cette muraille minérale un sentiment confus de sécurité mais également d'oppression qu'il n'aurait su expliquer.

Belle lecture à tous ...