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Je vais vous présenter aujourd'hui le coup de coeur de Patricia de la Librairie Campus à Dax : "Lectio Letalis" de Laurent Philipparie, publié chez Belfond. Patricia me l'a présenté ainsi : " C'est un homme qui lit un livre et qui se tranche les veines ..." ça m'a immédiatement rappelé un film. Je lui ai pris des mains et j'ai dévoré la quatrième de couverture.

Quatrième de couverture : Paris. Un assistant d'édition tout juste embauché se tranche les veines à la lecture du premier manuscrit qui lui est confié. C'est la troisième fois, en quelques semaines, que le même scénario-suicide se produit dans cette maison d'édition.
Bordeaux. Le lieutenant Gabriel Barrias, ancien indic devenu flic, enquête sur l'assassinat atypique d'un psychiatre massacré par un rapace, dans son cabinet, en pleine consultation.
Deux affaires éloignées en tout point, et pourtant. Un nom apparaît des deux côtés. Celui d'Anna Jeanson, qui fut, dix ans plus tôt, l'unique survivante d'un suicide collectif survenu dans une secte dressant des animaux à tuer.
Un livre et des oiseaux qui tuent, personne ne pourrait y croire. Mais sous la plume de Laurent Philipparie, capitaine de police, tout est si vrai que c'en est effrayant.

Mon commentaire : L'auteur est officier de police depuis de nombreuses années et passionné de littérature policière, au point d'être conseiller technique d'auteurs. Mais plus que ça, Laurent Philipparie a une écriture envoutante qui vous plonge dès les premiers mots dans un univers glauque et grandiose à la fois, faisant écho parfois aux grandes affaires contemporaines qui ont brouillé les limites de notre d'humanité. Reprenant le thème séculaire de la recherche d'un Graal maudit, Laurent Philipparie décortique les mécanismes des esprits malades qui recherchent le pouvoir absolu sur l'âme humaine, donnant ainsi quelques clés pour comprendre notre part d'obscurité.

Extrait : Quelque chose d'inhabituel le touchait dans ces lignes. Mais le jeune assistant n'arrivait pas à identifier quoi. Une gorgée de pastis et trois bouffées de cannabis plus tard, il se plongea dans le futur bouquin. Au bout de cinquante pages, le jeune homme fut gagné par un sentiment d'impuissance, une envie de tout plaquer. Pensant chasser ses idées noires, il poursuivit sa lecture. Cent pages. Alexandre claqua le manuscrit entre ses deux mains, attrapa un cutter et trancha les veines de ses poignets. Une ombre brunâtre se répandit  sur toute la surface de son bureau. Il ferma lentement les yeux pour ne plus jamais les rouvrir.

Belle lecture à tous ...