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Je vais vous présenter aujourd'hui " Douglas Banksfair ... le secret de l'écriture" de Robin Dupisre, publié chez Les 3 colonnes. Originaire de Lille, Robin Dupisre est venu s'installer à Seignosse il y a plus de dix ans, essaimant sur la côte landaise avec passion et conviction, son goût vital pour la culture.

Quatrième de couverture : On se joue des mots et des situations et l’on touche du doigt la liberté d’écrire et de vivre. Douglas Banksfair en est la preuve irréfutable. Cet homme à l’élégance édifiante se profilera telle une partition musicale dans l’évanescence de Laura Wilson, la femme de sa vie. Un récit dont le lecteur ne sortira pas indemne. Entre réalisme, prémonition et constellation… Une cicatrice à jamais parcourue.

Mon commentaire : Je vous avoue que j'ai ouvert ce livre avec une certaine appréhension : l'auteur allait il montrer l'envers du décor ? Les rouages, la mécanique de la pensée, de l'écriture, vidant de leur substance les mots vecteurs de cette pensée, du rêve, de l'infini ? Et bien non ! Au travers d'une histoire qui ne se finit pas, laissant place à tous les possibles, Robin Dupisre nous emmène dans un joli voyage, à la recherche de soi, dans la quête d'un Graal graphique. Il convoque humblement John Steinbeck, Henry Miller, Simone de Beauvoir, Joseph Delteil, Roman Kacew, Elsa Morante ou Fiodor Dostoïevsky. Les mots prolongent, démultiplient la vie. Ils sont pour l'auteur des amis, des amis inconnus qui nous plongent malgré nous dans l'introspection, afin de lire entre nos propres lignes. C'est une force qui le dépasse, un acte vital : " ... Je pense écrire par manque d'amour et non par manque de gloire ni de frivolités". Cet acte posé, il nous passe le relais des mots : "prendre le temps d'écrire, de vous écrire". A l'instar des poètes, Robin Dupisre nous détache de la technique d'écriture et nous emmène par la magie des mots, de ses mots, vers un ailleurs où tout semble possible.

Extrait : Toujours sur la ligne blanche ... Les énormes flocons ont fait de nouveau leur apparition, le temps est apocalyptique. Douglas Banksfair installé au volant de son coupé Lincoln Continental roule à vive allure vers une destination qui lui est à cet instant totalement inconnue mais dont il a toujours rêvé les courbes et imaginé les destins...

Belle lecture à tous ...