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Je vais vous présenter aujourd'hui le n°1 des "Cahiers de Christine de Rivoyre" publié avec l'aide du Centre National du Livre et du Conseil Départemental des Landes chez Escourbiac.

Quatrième de couverture : Cinquante ans après la parution de "Petit matin", de grands noms de la littérature contemporaine témoignent de l'importance d'une oeuvre qui a marqué des générations de lecteurs et qui a accompagné, en toute indépendance et sans dogmatisme, bien des évolutions sociales, littéraires et culturelles. Les témoignages, les textes inédits et les études réunis dans ce premier numéro des "Cahiers de Christine de Rivoyre" permettent de découvrir ou redécouvrir celle qui demeure un des grands peintres de la nature landaise et un des meilleurs écrivains de ce temps. "Tous les livres de Christine de Rivoyre sont de terribles courroux tempérés par la beauté du monde" écrit Jérôme Garcin.

Mon commentaire : Les fondateurs de cette revue qui siègent à Onesse-Laharie, berceau familial de Christine de Rivoyre, se sont donnés comme magnifique mission entre autres, de la faire connaitre ou redécouvrir par la publication de textes inédits, de correspondance et de témoignages. Sont ainsi conviés à ce premier numéro, quelques textes d'auteurs contemporains croisés à des moments charnières de la vie, comme Serge Airoldi, Claude Arnaud, Jérôme Garcin, Stéphane Hoffman, Bernard Pivot, Jean-Marie Planes, Michel Déon ou Félicien Marceau. Dans le compagnonnage de François Mauriac, Christine de Rivoyre a porté sa terre d'enfance au delà des frontières régionales, au travers de textes admirables. Cette publication est une balade gourmande dans un monde où elle côtoie Colette, avec ce ton et ce style si particulier, si attachant. Je vais vous lire les premiers mots d'une nouvelle inédite "Aliénor", qui illustre par petites touches subtiles, ces traits humains si proches du règne animal et de la nature.

Extrait : Un banc, un chien, une petite fille. Le banc est peint en gris, fait de lattes en bois juxtaposées, il est posé sur une terrasse, devant la maison, et sous son siège arrondi comme un ventre, sur les carreaux rouges de la terrasse, il fait bon et frais aux heures de canicule. Le chien s'y réfugie, la petite fille vient l'y retrouver, le forcer à rire de ses grimaces. Elle a trois grimaces : l'aveugle que la mouche embête ( yeux blancs, tics nerveux pour chasser la mouche ); le poisson-lapin ( la bouche forme un bec, les joues sont avalées); Rameline Pougnac ( c'est l'idiote du village, impossible de décrire sa grimace) ...

Belle lecture à tous ...