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Quatrième de couverture : Au printemps 2013 l'opinion publique française découvre effarée l'existence du Mur des cons placardé dans les locaux du Syndicat de la magistrature. Des juges, ayant fait le serment de rendre la justice en toute impartialité, y épinglaient et condamnaient par avance des hommes politiques, des journalistes, des intellectuels ainsi que les parents de jeunes filles violées et assassinées par de dangereux récidivistes. Quel était le crime de tous ces " cons " mis au pilori ? Avoir exprimé des opinions jugées hérétiques par les syndicalistes en toge.
Pourquoi les juges du deuxième syndicat de magistrats de France se conduisent-ils comme des commissaires politiques ?
Pourquoi n'y a-t-il que des personnalités de droite sur ce Mur ?
Pouvons-nous encore avoir confiance dans notre justice si des pères de victimes se trouvent qualifiés de cons ? Pourquoi le journaliste ayant révélé ce scandale a-t-il été l'objet d'une campagne de dénonciation ?

Mon commentaire : J'ai refermé cette passionnante enquête au coeur du pouvoir judiciaire ( et / ou du pouvoir tout court ) complètement sidérée. Je l'ai été tout d'abord par cette véritable inhumanité envers des pères ayant vécu la pire souffrance infligée par des pairs : la torture et l'assassinat d'un enfant. Je l'ai été aussi par cette déconstruction établie comme vérité, de valeurs intrinsèques à toute humanité, par les garants même d'un idéal moral et philosophique de juste équilibre et de stabilité. Les représentants de cette justice mis aux bancs des accusés n'ont à aucun moment fait un semblant de mea culpa sur leur manque de respect vis à vis des familles endeuillées, mais ont crié au scandale sur la "violation" d'un espace privé. " Blague de potache, ou grave manquement des juges à leurs obligations déontologiques et à leur devoir de réserve ? Après tout, l'ordonnance du 22 décembre 1958 précise bien que : toute délibération politique est interdite au corps judiciaire. Toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions." Plus grave encore, cette affaire révélatrice d'une justice devenue très politique, pose la question cruciale de l'indépendance du pouvoir judiciaire. Clément Weill-Raynal fait partie de ces journalistes veilleurs et éveilleurs des consciences, traquant inlassablement la vérité quelqu'en soit le prix, et "qui compte bien l'ouvrir encore"

Belle lecture à tous ...